La semaine dernière, j’ai failli envoyer un message à un inconnu pour lui dire exactement ce que je voulais qu’il me fasse. Je ne l’ai pas fait. J’ai refermé mon téléphone, j’ai fini mon verre de vin seule dans ma cuisine d’Ancenis, et j’ai pensé à cette scène pendant trois jours.
Voilà ce que je voulais lui dire. Je voulais qu’il me regarde comme si j’étais transparente au début, comme si j’étais trop facile, trop évidente. Je voulais qu’il me le fasse sentir avec des mots précis, pas de la violence, pas de la brutalité gratuite, mais cette façon particulière qu’ont certains hommes de vous remettre à votre place en deux phrases. Et moi je voulais rougir. Vraiment rougir. Sentir que mes joues brûlent pendant qu’il parle, pendant qu’il me fait comprendre à quoi je sers ce soir-là.
Je suis blonde, j’ai des courbes que je cache plus très bien sous mes vêtements et que j’assume de moins en moins de cacher. J’ai trente-huit ans et une libido qui me réveille la nuit. Le mot nymphomane me fait moins peur qu’avant, je crois que c’est simplement ce que je suis. — plan cul Ancenis.
Ce que je cherche ici, c’est une annonce plan sexe assumée, pas un jeu de séduction qui dure des semaines. Je cherche un homme qui comprend ce que l’humiliation érotique signifie vraiment, qui sait doser, qui sait lire une femme, qui ne confond pas cruauté et domination intelligente. Un homme qui peut me faire sentir petite avec des mots et grande avec ses mains.
Si tu as lu jusqu’ici sans sauter des lignes, tu as peut-être compris quelque chose. Écris-moi. Dis-moi comment tu m’aurais regardée dans cette cuisine.