Ça fait deux ans que le lit est trop grand. Deux ans que je me réveille du mauvais côté et que je fixe le plafond en essayant de me rappeler ce que ça faisait d’avoir chaud la nuit.
Mon mari est mort d’un infarctus un mardi matin de novembre. On avait encore des projets. On avait encore des disputes à finir. Je ne suis pas guérie de ça et je ne cherche pas à l’être. Mais le corps, lui, n’attend pas la fin du deuil.
Je m’appelle Geneviève. 42 ans, blonde, mince, encore là. Je vis à Propriano depuis toujours, face à la mer qui ne me console pas autant qu’on le dit dans les chansons. Ce que je veux maintenant, ce n’est pas un amour de remplacement ni quelqu’un qui essaie de comprendre ce que je traverse. C’est quelqu’un qui me touche comme si j’existais encore vraiment.
Je suis une plan cul femme coquine qui assume ce mot sans en faire une identité. C’est juste ce que je peux offrir pour l’instant, et c’est déjà quelque chose. Une présence vraie, un corps qui se souvient du désir, une femme qui ne fait pas semblant.
Je cherche un homme disponible, la quarantaine de préférence, qui comprend que la légèreté peut coexister avec la gravité. On n’est pas obligés de se raconter nos vies. Mais je ne veux pas non plus de quelqu’un qui disparaît comme si ça n’avait pas eu lieu.
Écris-moi si tu es réel et si tu sais encore comment traiter une femme.
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